Origines et bienfaits des sushis

Certes la cuisine japonaise ne se résume pas aux sushis, mais au même titre que la baguette désigne la France, ils évoquent à eux seuls l'archipel nippon.

Origines et bienfaits des sushis
© La rédaction

Une spécialité ancestrale

Basiquement, les sushis sont de petites spécialités japonaises, dont les ingrédients principaux sont le riz et le poisson cru, produits essentiels sur l'archipel nippon. Mais ils sont bien plus que ça. Pour preuve, la préparation des sushis est considérée comme un art au Japon. On dit même qu'il faut 10 années de pratique avant d'acquérir le titre de sushiya (maître sushi).

Imaginés à l'origine pour conserver le poisson et le riz, les sushis se sont rapidement imposés dans la cuisine japonaise, au point d'en devenir le plat le plus représentatif. Comme tous les plats nationaux profondément ancrés dans la culture d'un pays, il est difficile de dater avec certitude l'apparition des premiers sushis. On estime leur éclosion aux alentours du Ve siècle avant notre ère, date à laquelle la riziculture s'installa au Japon. Rapides et commodes à manger, les sushis ont tout naturellement trouvés leur place dans l'alimentation des habitants pressés de la capitale de l'île, Edo, ancien Tokyo.

Si l'utilisation de poisson non-cuit peut surprendre, voire effrayer, elle est néanmoins à rapprocher d'une spécialité bien française : le steak tartare. Les points de convergence sont d'ailleurs nombreux et tout à fait éloquents : ces deux préparations s'appuient sur un produit cru et bénéficient d'un apprêtage reposant sur une utilisation importante de condiments.

Des sushis pour tous les goûts

Servis en entrée ou en plat principal, les sushis s'adaptent à tous les moments de la journée, à toutes les saisons et surtout à tous les goûts. Difficile en effet de ne pas trouver son bonheur parmi la foultitude de variantes réalisables sur la base du riz vinaigré et du poisson cru. Les possibilités sont immenses dans la mesure où l'on peut utiliser absolument toutes les variétés de poissons : saumon, thon, bar, daurade, maquereau, etc... L'unique restriction concerne la fraîcheur du poisson, qui soit être absolument irréprochable. N'oublions pas qu'il s'agit de poisson cru.

Côté préparations, on compte également de nombreuses déclinaisons :

Nigiris (voir notre recette)
Probablement les plus connus des sushis, ce sont ces petits pains de riz vinaigré recouverts d'une fine tranche de poisson cru. Nigiris signifie littéralement "presser".

Makis (voir notre recette)
Les makis sont des rouleaux de noris (algues séchées) fourrés d'une garniture de riz vinaigré et de poisson, coupés en petits tronçons. Il en existe de toutes les tailles en fonction du nombre d'ingrédients dont on souhaite les garnir. Roulés en forme de petits cornets de glace, on les appelle alors temakis.

Oshis
C'est la toute première méthode de préparation des sushis. Pressés dans une boîte en bois, riz et poisson forment les oshis qui sont ensuite découpés en tranches individuelles. On les prépare le plus souvent avec du maquereau mariné.

Inaris
Prévus pour ceux qui goûtent peu le poisson, les inaris sont des petites poches de tofu (abura-age) remplies de riz vinaigré.

Sashimis
A l'inverse des inaris, ces sushis ne constituent en fait que des tranches de poisson cru marinées que l'on déguste telles quelles ou posée sur un bol de riz.

Les sushis s'accompagnent systématiquement de trois condiments.
La sauce soja, dans laquelle on les trempe à l'envers pour que le goût du poisson ressorte parfaitement, tout en évitant que le riz ne se désagrège.
Bien qu'ils en contiennent déjà, les sushis peuvent également être agrémentés de wasabi pour relever encore un peu plus leur goût.
Dernier élément du triptyque de la dégustation de sushi, le gingembre mariné, qui sert à se rafraîchir la langue entre chaque bouchée.
Le tout est arrosé au choix, de saké (vin de riz), de thé vert, voire d'une bière japonaise légère.

Enfin, pour les moins aventureux, il convient de noter que le goût du poisson n'est en rien dérangeant dans les sushis, à condition qu'il soit parfaitement frais bien entendu. En effet, le vinaigre utilisé dans la marinade du riz et des poisson atténue le goût du poisson cru, le rendant alors plus délicat en bouche, moins fort au palais.

Pour ceux qui se refusent malgré tout à avaler du poisson cru, il est possible de le substituer par des légumes (concombre, carottes, avocats) ou des crustacés (crabe, homard). Ces interprétations, qui font parfois bondir certains maîtres sushis traditionnels, ont été imaginés par des restaurateurs japonais installés aux Etats-Unis, soucieux d'élargir leur clientèle. Ces sushis sont d'ailleurs appelés "sushis californiens".

De nombreux bienfaits

Face à cette tradition culinaire, finalement plus proche de la gastronomie française qu'on ne le croit, les Français ont d'abord hésité, avant de se lancer à palais perdus dans la mode des sushis. En surfant malgré eux sur la mode du "manger-sain", les sushis ont trouvé en France une communauté d'aficionados qui ne cesse de croître.

Considérée, à juste titre, comme une cuisine saine, la gastronomie nippone s'appuie sur des aliments dont les vertus diététiques rivalisent sans difficulté avec celles du célèbre régime crétois. D'ailleurs, si l'on excepte les sumotoris dont l'obésité est une vocation, les Japonais ont la réputation d'être sveltes. Les produits utilisés dans la préparations des sushis sont tous plus sains les uns que les autres.

Les poissons, tout d'abord, dont certains très peu caloriques comme le bar ou la daurade se situent souvent sous le seuil des 100 kcal pour 100 g. Les poissons plus gras comme le saumon ou le thon disposent, quant à eux, d'une teneur riche en Oméga 3. Ces acides gras polyinsaturés réduisent les risques de maladies cardiovasculaires et les cancers.

Riche en minéraux comme le phosphore, en amidon et en vitamine B1, le riz est une céréale complète dont l'apport glucidique est très important. Par ailleurs, il convient parfaitement aux personnes allergiques au gluten.

Le gingembre et le vinaigre de riz possèdent des propriétés antiseptiques reconnues, en plus de stimuler l'appétit et de faciliter la digestion.
Et si la sauce soja est riche en protéines et en fer, les feuilles d'algues séchées (noris) n'ont rien à leur envier grâce à leur apport en multiples vitamines et en calcium. Enfin la Wasabi, en plus d'une teneur élevée en vitamine C, recèlerait également d'agents très efficaces dans la prévention des caries.
Les sushis sont donc à manger sans modération. Autant de propriétés qui ont de quoi susciter l'intérêt de nombreux gourmands de ce côté-ci de la planète.