Noémie Honiat : "Top Chef m'a réconcilié avec la cuisine !" « Je rêve de monter mon entreprise »

'etre une femme est une force dans ce milieu machiste', considère noémie.
"Etre une femme est une force dans ce milieu machiste", considère Noémie. © Top Chef

Comment vis-tu ta nouvelle notoriété ?

Je n'ai pas demandé tout ça mais cela fait tout de même plaisir. Au début, je trouvais ça assez gênant d'être reconnue dans la rue.   

Depuis la fin de l'émission, à quoi ressemble ton quotidien ? 

J'ai dû tirer un trait sur ma famille et mes amis. Je vis dans une bulle mais c'est important de garder les pieds sur terre. L'émission m'a permis d'avoir un bon carnet de contacts. Actuellement je travaille sur un yacht à Monaco. Je travaille aussi dans des villas privées ou pour l'évènementiel.  

Où te vois-tu dans dix ans ?

Je rêve de monter mon entreprise. Je ne sais pas encore si ce sera une boutique salée et sucrée ou un restaurant. Ce qui est sûr, c'est que je souhaite proposer aux gens du jamais vu mais pas du m'as-tu-vu. Je veux faire quelque chose d'innovant mais accessible à tout le monde. J'espère surtout être toujours aussi passionnée dans dix ans.  

Etre une femme en cuisine, est-ce une force ou un handicap ?

Personnellement, je vois ça comme une force. Même si la cuisine est un milieu assez machiste, les mentalités sont en train d'évoluer.  

En trois mots, comment décrirais-tu ta cuisine ?

Gourmande, innovante et esthétique.   

"J'ai dû tirer un trait sur ma famille et mes amis"

D'où te viens ta passion pour la pâtisserie ?

A la base, je me destinais à devenir architecte d'intérieur car j'adore la créativité. Finalement, j'ai fait un BTS art culinaire et management puis une mention en pâtisserie. Mon but est d'être totalement polyvalente et de gérer sur tous les fronts. Les assiettes sont des œuvres d'art. On joue avec les textures, les couleurs et les formes.  

Qu'est-ce qui te stimule dans ce métier ?

Je cuisine surtout pour donner du plaisir. Je voyage beaucoup pour découvrir de nouvelles cultures culinaires. Ce métier me passionne par sa diversité d'expression et sa créativité. Cuisiner c'est apporter un souvenir aux gens. La cuisine se renouvelle sans cesse ce qui empêche la routine de s'installer. 

Où puises-tu ton inspiration ? Quelles sont tes références en cuisine et en pâtisserie ?

Je m'inspire surtout de la cuisine de Jean-Christophe Bonello, Lilian Bonnefoi, Luc Debove. Je dois tout à Philippe Blin, mon professeur qui m'a entraîné pour le Championnat de France du Dessert. Je le considère comme mon père spirituel.

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