Laurent Mariotte : "Mon credo, c'est la simplicité" "Ma passion, c'est d'abord de bien manger"

 

ma cuisine facile et pas chères paraît en mars 2011
Ma cuisine facile et pas chères paraît en mars 2011 © L'Etudiant

 Vous sortez un livre de recettes à destination des étudiants. Pourquoi avoir choisi ce public en particulier ?

Parce que les étudiants font de plus en plus la cuisine. C'est tendance, agréable et plus économique. Les étudiants cherchent le côté convivial du fait-maison. Et puis, il y a 20 ans, j'étais animateur sur Canal J. Je pense que ça a été un déclencheur. Aujourd'hui je croise beaucoup de jeunes d'une vingtaine d'années qui me demandent des idées pour cuisiner. Ce livre est ma réponse.

Comment avez-vous élaboré ces recettes ?

Toutes les recettes sont conçues et pensées en fonction des contraintes des étudiants : le manque de place, de moyens, mais l'envie de se faire plaisir avec de bons produits et pas que des pâtes. Je leur propose des recettes de plats qu'ils peuvent emporter en cours ou partager avec des amis. Une salade de quinoa aux crevettes, un poulet curry express et même un dessert sensuel : une mousse au chocolat aphrodisiaque.


"Bien manger, ce n'est pas dépenser des fortunes."

Et vous, quel étudiant étiez-vous en cuisine ?

Je n'ai pas vraiment été étudiant, mais dès que j'ai pu, je me préparais des omelettes, des pâtes, des grands classiques avec différentes sauces maison.


Quand avez-vous commencé à vous intéresser à la cuisine ?

Depuis toujours ! Et surtout quand j'ai commencé à vivre seul. Je cuisinais pour tous les jours, je faisais des repas avec les copains, je cherchais de nouvelles saveurs.


D'où vous vient cette passion pour la cuisine ?

Ma passion, c'est d'abord de bien manger. Je suis de mauvaise humeur quand j'ai mal mangé. J'ai toujours eu un rapport direct avec les produits du terroir. Je suis originaire de la campagne, fils et petit-fils d'agriculteur. Ma mère n'était pas une très bonne cuisinière, c'est ma grand-mère qui cuisinait beaucoup. Ma cuisine est faite de produits de saison. Il n'est pas question de manger des cerises du Chili en février. Cette contrainte des saisons, c'est aussi une force. Elle nous permet de varier nos repas.

"Je suis un fou de pain perdu !"

Quelles recettes vous rappellent le plus votre enfance ?

Le riz au lait de ma grand-mère, le pâté lorrain et le pain perdu. Je suis un fou de pain perdu !

Vous avez obtenu votre CAP de cuisine à l'école Ferrandi en 2005. Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de vous former à la cuisine de manière professionnelle ?

Avant 2005, j'animais des émissions généralistes. J'avais fait le tour de ce que je faisais. J'ai voulu me consacrer à ma passion. Il me manquait beaucoup de notions en cuisine, j'ai dû tout reprendre de zéro. Je n'avais pas dans un premier temps l'objectif d'animer des émissions culinaires, je pensais plutôt ouvrir un restaurant. Pendant 6 mois j'ai donc suivi des cours intensifs et aujourd'hui encore je me forme au contact des chefs que je rencontre au fil des émissions.

Qu'est-ce qui influence votre cuisine ?

Mon humeur et la saison ! Je cuisine les produits que je trouve sur le marché, des choses qui me plaisent.

 

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