La crise nous fait (aussi) grossir

Il n'y a décidément aucun bénéfice à tirer de la crise. Les résultats d'une étude de la Miami School of business Administration, montrent que nous aurions tendance à manger d'avantage lorsque le contexte économique est au plus bas. Décryptage.

La crise nous fait aussi grossir
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Cette crise qui fait grossir © Masson -Fotolia.com

Votre portefeuille s'amincit ? Pas votre tour de taille ! Vous avez peut être remarqué ces dernières années cette tendance que vous avez à vous tourner instinctivement vers des aliments plus caloriques. Rassurez-vous, cela est parfaitement normal : c'est la faute à la crise qui sévit depuis 2008... Il s'agit là d'une conclusion tirée de l'étude qui vient de paraître dans la revue "Psychological science". Selon les chercheurs, une période de crise économique nous pousserait spontanément à manger plus et plus gras. Les principaux responsables de ce phénomène seraient les médias, qui, en diffusant des messages alarmistes sur le contexte économique produiraient sur notre inconscient un instinct de survie, qui nous indiquerait de "faire des réserves" par peur de manquer de ressources.
L'étude menée consistait à proposer à deux groupes de volontaires de tester une nouvelle version de confiseries chocolatées. Il fut cependant expliqué au premier groupe que les nouveaux bonbons, tous identiques, étaient plus caloriques que la recette originale, et au second, qu'ils étaient allégés. Les chercheurs ont ensuite conditionné les participants en les exposant à des slogans et affiches plus ou moins alarmistes et anxiogènes. Les résultats ont été très nets et ne laissent aucun doute sur les conséquences psychologiques de ces messages sur nos gestes alimentaires : plus des deux tiers des confiseries auxquelles on avait prêté un apport calorique plus élevé ont été engloutis par les participants soumis aux images et slogans les plus inquiétants. Tandis que les participants exposés à des images plus neutres n'ont favorisé aucun produit en particulier.  Si les gens pressentent que les ressources alimentaires vont venir à manquer, ils font alors preuve d'un intérêt plus marqué pour des aliments plus gras et mangeront en plus grosse quantité. Voilà qui pourrait dissuader nombre de familles de dîner devant le journal télévisé...