Kristin Frederick : "Je vais ouvrir un deuxième Camion Qui Fume" « Ce n'est pas évident de cuisiner dans un espace aussi réduit ! »

kristin dirige son restaurant itinérant d'une main de maître
Kristin dirige son restaurant itinérant d'une main de maître © Le Camion Qui Fume

Pourquoi avez-vous décidé de quitter la Californie ?

 

Je me suis installée en France en janvier 2009 afin d'étudier la gastronomie française à l'école Grégoire Ferrandi. J'ai toujours baigné dans l'univers de la restauration puisque j'ai fais des petits jobs étudiants en tant que serveuse et barmaid. Mais à la fin de mes études de finance, je me suis rendue compte que je passais tout mon temps libre à cuisiner. J'ai réalisé que j'avais envie de vivre de ma passion. Avant de me lancer dans la street-food, j'ai travaillé dans plusieurs restaurants parisiens étoilés.   

Pourquoi avoir choisi la France comme destination ?

Quand j'étais petite, mes parents m'emmenaient souvent manger dans des restaurants français aux Etats-Unis. D'où mon amour pour la cuisine française ! 

Qu'est-ce que la street-food ?

"La street-food, c'est manger mieux au prix le moins cher"

Ce concept est né en 2010. Avec la crise, les gens ont eu l'exigence de manger mieux au prix le moins cher. Aux Etats-Unis, les modes de vie ont évolué et on assiste à une véritable révolution des mentalités. Les gens commencent à manger bio et s'informent de plus en plus sur la nourriture qu'ils mangent.   

Nous cuisinons au rythme d'un hamburger par minute !

D'où vous est venue l'idée ?

J'ai constaté à quel point ce phénomène marchait aux Etats-Unis et je me suis dit que n'ayant pas encore d'offre à Paris, il y aurait forcément une demande. Les Parisiens attendaient qu'une vraie recette d'hamburgers américains débarque en France.

Quel type de cuisine proposez-vous ?

Je prête une attention toute particulière au choix de mes produits. Je cuisine avec du cheddar anglais et du pain frais apporté chaque matin. On prépare tout nous-mêmes !   

Le succès est-il au rendez-vous ?

Nous avons remarqué que le nombre de clients dépendant étroitement de l'emplacement de notre camionnette. En moyenne, nous distribuons 150 repas par service et cuisinons au rythme d'un hamburger par minute. C'est énorme !   

Qui sont les clients ? 

Le Camion qui Fume plaît surtout aux familles avec enfants, aux jeunes parisiens et la communauté américaine expatriée.   

Je vais ouvrir un deuxième camion ambulant au mois d'octobre.

Quelles sont les contraintes d'un restaurant ambulant ?

Ce n'était pas évident de cuisiner dans un espace aussi réduit. Nous avons dû installer une cuisine extérieure car ce n'était plus possible de répondre à la demande. La deuxième difficulté, c'est l'impossibilité de prévoir le nombre de clients qui vont venir manger. Il arrive parfois que certains produits soient en rupture.   

Avez-vous d'autres projets ?

Je vais ouvrir un deuxième camion ambulant au mois d'octobre. Il sillonnera les rues de Paris et de sa proche banlieue. La mobilité nous permet de couvrir de nombreux évènements tels que les mariages, les repas d'affaires et les concerts... Je vais sortir un livre de cuisine à l'automne prochain dans lequel je dévoile les recettes du Camion Qui Fume.   

Envisagez-vous de vous installer dans un point de vente fixe ?

Non, j'adore trop bouger pour devenir sédentaire. Chaque endroit a une identité différente et c'est cela qui me plaît dans ce concept de restaurant nomade.

 


 

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