Omnivore : la gastronomie se met en scènes

Les 5, 6 et 7 mars 2017, la Maison de la Mutualité accueillera le festival culinaire pour sa 12e édition. Chefs, pâtissiers, artisans, barmen, éleveurs et vignerons sont attendus pour alimenter ces trois jours de festival. Demandez le programme.

Omnivore : la gastronomie se met en scènes
© Stanislas Liban

Six (si, si). C'est le nombre de scènes qui accueilleront les 120 personnalités attendues pendant les trois jours du Festival Omnivore. Outre les historiques Salé, Sucré, Artisan, Cocktail et Avant-garde, l’événement proposera une nouvelle scène Territoire sur laquelle des intervenants du monde de la gastronomie échangeront sur le rôle de la cuisine en tant que développeur socio-culturel au niveau d'une ville ou d'une région. Dénicheur de jeunes chefs et de pâtissiers créatifs depuis 12 ans, cette grand-messe culinaire est en effet un espace de questionnements autour de l'alimentation, la santé publique, l'économie et de la culture.  

(Su)"Sucré". Les pâtissiers et chocolatiers interrogés à ce sujet l'assurent : la tendance est au moins sucré. Mais pas moins gourmand. Pour preuve et en exclusivité, les recherches des professionnels de la pâtisserie et des chefs qui se succéderont sur la scène Sucré du festival. Parmi les têtes connues, Yann Couvreur qui était venu "rodé" ses pâtisseries quelques jours avant l'ouverture de sa boutique l'année dernière, le lyonnais Sébastien Bouillet, le top chef Thierry Marx, les japonais amoureux de Paris Mori Yoshida et Taku Sekine, le champion de France des desserts à la tête d'Hugo et Victor Hugues Pouget et le discret mais non moins talentueux chef pâtissier du Meurice, Cédric Grolet. On est tout sucre. 

Arène "Salé". Première scène pour certains, spectacle culinaire bien rodé pour d'autres, l'auditorium de la Mutualité est le théâtres de ce qu'il y a de plus savoureux et prometteur dans le monde de la gastronomie. Pendant trois jours, les 1500 spectateurs assistent à des démonstrations de haute voltige par des chefs triés sur le volet : un an de préparation est nécessaire pour finaliser la programmation la plus défricheuse et audacieuse de l'univers culinaire. Pour cette 12e édition, le candidat top déjà chef du restaurant Noma Guillaume Sanchez, son juré Jean-François Piège, le génial Alexandre Gauthier, le militant Bruno Verjus, l'ex palacier Christophe Saintagne, l'artiste Sylvain Sendra ou encore le ch'ti Florent Ladeyn viendront mettre leur grain de sel sur scène. 

Cocktail et sans modération. Avec l'évolution de la restauration et l'explosion du phénomène bar en France, cette scène ouverte en 2014 coule de source. Outre la présence d'experts internationaux, trois "craft distillery" françaises interviendront sur la confection des spiritueux dans l'hexagone. Avec un background de 100 ans d'expérience, la maison Monin animera un masterclass sur le phénomène mocktail le dimanche 5 mars. A voir et à boire. 

Artisan et la manière. Pères et mères nourriciers des chefs et pâtissiers, artisans, éleveurs et producteurs viendront parleur de leur terre à travers des masterclasses engagés et engageants. Une scène artisan à ne pas rater. 

Visionnaire Avant-Garde. Inaugurée en 2016, cette scène vise à partager des convictions et des émotions pour en faire émerger des idées avant-gardistes. Pour cette seconde année, c'est le cycle d'un projet qui sera mis sous les feux des projecteurs. Le chef Thierry Marx, les communicants Camille Carlier, Clarisse Ferreres-Frechon et Thomas Frébourg ou encore les journalistes Zazie Tavitian et Léo Bourdin mettront en avant l'importance de la communication, l'image et de la digitalisation dans le développement d'un projet culinaire. 

50 ans de carrière pour Pierre Gagnaire : le bel âge. S'il y a une seule démonstration à ne pas manquer, c'est celle de Pierre Gagnaire. Avec 50 ans de carrière, le cuisinier qui a inspiré plus d'une génération de cuisiniers sera à l'honneur sur la scène Salé le lundi 6 mars à 17h50. Un masterclass exceptionnel animé par un chef exceptionnel comme en témoigne Luc Dubanchet, le fondateur d'Omnivore : "Je suis allé chez Pierre Gagnaire pour la première fois en 1988 à Saint-Etienne. Il était à l'époque l'un des rares à imaginer une cuisine différente, sans codes, sans règles, sans diktats. Je me souviens de mon premier repas comme d'une immersion sensorielle et poétique, un moment d'une rare intensité qui a sans doute préfiguré Omnivore. Pierre Gagnaire est pour moi le seul génie de la cuisine contemporaine." Il faudrait donc être un coeur de pierre pour rater cette démonstration. 

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Pierre Gagnaire et Luc Debanchet © Stéphane Bahic