Coline Faulquier: "Je suis coquette et alors ?"

Que vous évoque la Journée de la Femme ?
C'est une fierté d'avoir une journée qui nous est consacrée. Il faut en profiter. 

Comment expliquez-vous le manque de parité en cuisine ?
Je pense que cela remonte à loin, à l'époque où les femmes ne travaillaient pas. Elle s'occupaient des fourneaux mais à la maison, dans le foyer. Le fait d'en faire un métier suppose beaucoup de concessions notamment dans la vie familiale. Pour devenir maman, j'ai dû arrêté la cuisine pendant un an et demi. C'est un métier tellement prenant que je n'avais pas le choix. Aujourd'hui, même si je m'en sors, c'est une logistique et une organisation difficiles ! Je pense que le manque de parité est lié à un choix de vie : continuer la cuisine ou devenir maman. 

Avez-vous été confrontée aux sexisme en cuisine ?
Non, en revanche j'ai dû me battre contre le manque de crédibilité. Je suis assez coquette, j'aime bien me maquiller, me coiffer et j'ai souvent eu l'impression que cela me faisait défaut. Par rapport à des hommes, j'ai dû prouver que je méritais ma place. Heureusement que j'ai du caractère et que je ne me laisse pas marcher dessus. Je ne vais quand même pas ressembler à Maïté juste pour leur faire plaisir ! 

Quand on dit qu'une assiette est féminine, ça vous fait plaisir / vous énerve / vous fait ni chaud ni froid ? 
Je le prends comme un compliment. J'associe cela à de la minutie, de l'harmonie, un esthétisme aussi. Mais je ne crois pas que ce soit propre aux femmes. Dans Top Chef par exemple, je trouve que Franck a une cuisine assez féminine.  

Quelle(s) femme(s) admirez-vous ?
Ma maman d'abord. Et dans mon domaine, la cheffe Virginie Basselot. J'ai travaillé avec elle au Bristol et c'est une femme que j'admire pour son parcours, sa force de caractère, sa cuisine et sa simplicité. Elle a un bel état d'esprit. 

Coline Faulquier est candidate de Top Chef 7 et projette d'ouvrir un restaurant. 
©  Pierre Olivier / M6