L'encyclopédie de la Cuisine
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Tout sur... le boeuf
Saisons, Histoire, composition, bienfaits, recettes... Les conseils pour le choisir, le cuisiner et le conserver
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Le boeuf est une excellente source de protéines de grande qualité.
Celles-ci renferment en effet 22 acides aminés, dont 8 dits "essentiels".
Sachant que l'organisme ne sait pas les fabriquer, il faut absolument
les trouver dans l'alimentation. Une aubaine puisque 100 g de viande garantissent
35 à 45 % des besoins quotidiens d'un homme de 70 kg et 40 à
50 % de ceux d'une femme de 60 kg.
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Valeurs
nutritionnelles
pour 100 g
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| Protides |
15 à 25g |
| Glucides |
0 g |
| Lipides |
3 à 21g |
| Calories |
150 à 300
kcal |
De plus,
elle fournit un taux record de fer (3 mg/100 g). Ce fer,
dit héminique, est très bien assimilé par
l'organisme, aidé par la forte présence de vitamine B12
qui entre dans son métabolisme. Introuvable dans les végétaux,
il est essentiel à la croissance et à l'équilibre
physiologique, notamment de la femme.
Riche
en vitamines B9 et PP, qui aide à lutter contre le vieillissement,
elle fournit aussi et surtout une grande quantité de zinc.
S'il
ne faut pas perdre de vue que la surconsommation de boeuf peut
être néfaste à notre système cardio-vasculaire
en raison de la présence d'acides gras saturés, responsables
du cholestérol, il ne faut pourtant pas la bannir de son
alimentation au risque de sombrer dans l'anémie.
Sa consommation ne doit donc pas excéder 4 portions de 120 g par semaine.
Et n'oubliez pas que même en cas de régime minceur, elle
doit être au menu car ses protéines favorisent la satiété.
Pour profiter
au mieux des bienfaits du boeuf :
- Préférez les cuissons sans matières grasses,
car la viande n'en a vraiment pas besoin pour rester tendre. Mieux, essayez
de toujours la dégraisser.
- Allégez les sauces d'accompagnement (de vrais
pièges !) avec du blanc d’œuf battu ou de la crème
légère. Ou remplacez-la par une bonne dose d'aromates
ou d'épices.
- Choisissez des coupes maigres (noix de ronde, surlonge...)
- Inspirez-vous de la cuisine orientale : du boeuf, des légumes et un produit céréalier, dans des quantités modérées,
et l'équilibre est assuré.
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Pour conserver le bœuf, la viande doit être cuite ou mise au frais très rapidement pour éviter le développement de germes pathogènes. Dans le réfrigérateur, elle se conserve entre 48 et 72 h, à une températurede 2 à 4°C, sans le moindre risque. Évitez toutefois de la garder dans un film plastique ou dans du papier aluminium, préférez toujours le papier paraffiné. La viande hachée ne se conserve pas, elle doit être consommée dans les douze heures qui suivent son achat.
La congélation est tout à fait possible pour la viande de boeuf hachée (2 à 3 mois) et pour la viande cuite (10 à 12 mois).
La précaution à prendre est de sortir son morceau de viande suffisamment à l'avance afin qu'il ait le temps de dégeler dans le réfrigérateur.
Pour un ordre d'idées, il faut compter 5 à 6h pour un steak et une douzaine d'heures pour un rôti de boeuf.
Cette précaution est inutile lorsque l'on utilise le micro-ondes ; il est quand même nécessaire de laisser reposer la viande 10 à 15 minutes pour unifier et terminer la décongélation.
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Tout se mange dans le bœuf, c'est bien connu. Cela dit, toutes les pièces
n'ont pas les mêmes qualités, ni le même apport de matières grasses et
ne conviennent donc pas au mêmes préparations. On distingue deux catégories
de viandes :
Les pièces nobles (30 % de l'animal)
Généralement très tendres, elles nécessitent une cuisson courte et vive, au gril, à la poêle ou rôti. Ce sont l'entrecôte, le faux-filet,
le gîte à le noix, la bavette, le rumsteck, le tendre de
tranche et l'aiguillette.
Les bas morceaux
Si leur tendresse est inférieure, il ne faut pas s'y méprendre, leur saveur
est tout aussi incomparable, à condition qu'ils soient préparés de la
meilleure des façons, à savoir une cuisson longue et mijotée, pourquoi
pas en daube, en estouffade ou en ragoût.
On y trouve donc le plat de côtes, le paleron, le collier,
la macreuse, le jarret, le jumeau, le flanchet et la queue.
Notre conseil : pour réussir un pot-au-feu d'exception, il est indispensable
d'utiliser au moins 4 morceaux de types différents pour gagner en goût.
Les plus adaptés ? Le plat de côtes, le gîte, le paleron, le milieu de
poitrine, le flanchet et la queue. L'idéal étant de mélanger des viandes
entrelardées, gélatineuses et maigres, mais là, rien
ne vaut les conseils avisés de votre boucher...
Le saviez-vous ? Le bifteck n'est pas le nom d'un morceau du bœuf mais en fait d'un mode de préparation. Le plus
souvent taillé dans un morceau à fibres longues,
comme la hampe, l'onglet ou la bavette. Ces longues fibres musculaires
assurent une viande juteuse car elles retiennent le jus en gonflant à
la cuisson.
La viande
hachée, quant à elle, provient la plupart du temps du
flanc de l'animal.
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Les
principales parties comestibles du boeuf
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La cuisson idéale selon les morceaux
- En grillades : pour les entrecôtes, onglets, filets, bavettes
et côtes de bœuf, la cuisson recommandée varie selon l'épaisseur,
de 1 à 15 min pour chaque côté.
- En rôti : pour les filets, faux-filets, rumstecks, aiguillettes,
comptez 15 min par livre de viandes
- Le pot-au-feu : avec le gîte, le jumeau, le plat de côtes, le
tendron... Comptez 4 h de cuisson (1h30 en autocuiseur)
- En brochettes : pour le rond de gîte, 5 min de cuisson suffiront
- En daube et en estouffade: pour le paleron, la macreuse,
le gîte, la poitrine, cuire environ 3 h (1h en autocuiseur)
Certains
morceaux, comme
la croupe, la noix de ronde, la pointe de surlonge et le rôti de côtes
croisées, nécessitent par ailleurs une marinade pour les attendrir.
A base d'huile et de jus de citron, elle rend la viande
savoureuse tout en la protégeant de l'oxydation et des germes.
L'ail, le basilic, le cerfeuil, le clou de girofle, les graines de coriandre,
le gingembre, la moutarde, l'origan, le raifort, le romarin et le thym
sont autant d'assaisonnements qui lui donnent une saveur incomparable.
Le boeuf
peut être consommé à différents degrés
de cuisson: bleu (cru à l'intérieur et à peine cuit
autour), saignant, à point (rosé) ou bien cuit. Pour réussir
sa cuisson, pensez à saler la viande à mi-cuisson,
ne piquez pas un morceau qui est en train de griller et entaillez
légèrement le bifteck sur les bords pour qu'il ne
se rétracte pas à la cuisson. Par ailleurs, il est aussi
recommandé de sortir la viande du réfrigérateur quelques
temps de la cuire (l'intérieur serait sinon trop dur). Enfin, les
pièces cuites au four comme le rôti seront plus tendres
si vous les laissez reposer dans du papier aluminium quelques minutes
avant de passer à table.
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Depuis la préhistoire, l'homme a chassé les ancêtres de ce mammifère ruminant
(les aurochs). Déjà 8 000 ans avant notre ère, les peuples de Macédoine
et de Mésopotamie avaient domestiqué ce bovidé pour les assister dans
le travail de la terre. L'acception " bœuf ", en boucherie, rassemble
les viandes du bœuf (mâle castré), de la vache, du bouvillon, de la génisse,
du taureau et du taurillon.
La famille des bovidés est composée d'une centaine de races et de croisements,
dont seules une trentaine sont destinées à la consommation humaine. Parmi
elles, on trouve des races à viandes, élevées à des fins de consommation
exclusivement. Leur masse de muscle est, de ce fait, très importante tandis
que leur teneur en graisse est très réduite. Les plus réputées sont la
Charolaise, la Limousine, la Montbéliarde et la Blonde
d'Aquitaine. Les races laitières elles aussi, finissent par
arriver dans nos assiettes, après 4 à 6 vêlages, comme la Normande.
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La charolaise, vedette
internationale d'origine française
Race originaire de Sâone et Loire, elle s'adapte si bien à tous les climats
que l'on peut la retrouver désormais partout dans le monde. Et ce n'est
pas pour nous déplaire car de toutes les races, c'est bien celle qui fournit
la viande la plus goûteuse, savoureuse, tendre et saine, d'une couleur rouge
vif, des qualités d'ailleurs récompensées par un " Label Rouge ".
Elle est de plus assez maigre, puisque son taux de matières grasses n'excède
pas les 5 %, le même taux de MG que la volaille.
On compte plus de 2 000 000 de ses congénères dans toute la France.
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Savoir décoder
les étiquettes
L'Union Européenne a adopté en juillet 2001 un système d'étiquetage qui
offre des garanties de traçabilité. Ainsi, le Code de la Consommation et
la réglementation européenne imposent de mentionner le nom du morceau,
son poids, son prix, la date d'emballage, la
date limite de consommation, et aussi la provenance et le
lieu d'abattage et de découpe.
En janvier 2002, il a été jugé utile d'ajouter à cela le lieu
de naissance et d'engraissement. Si votre viande porte
la mention d'origine, soyez sûr que l'animal est né, a été élevé
et abattu dans le même pays.
Soucieuse de rassurer davantage les consommateurs, la Filière Bovine Française
a voulu porter d'autres précisions : l'origine, la catégorie
et la race ; l'origine française est alors certifiée sous
le sigle VBF.
Enfin, deux nouvelles mesures sont nées début 2005. Il s'agit tout d'abord du
"contrat de transparence", équivalent du VBF pour la vente
en gros (repas en collectivité), et du "100 % muscle" qui, lui,
ne concerne que la viande hachée.
La viande de boeuf peut également porter l'étiquette suivante
:
- Label Rouge : elle garantit une qualité supérieure, des contrôles
à tous les stades et un élevage naturel
- "Certifié Conforme" : elle assure la régularité de l'information
sur l'étiquette
- "CQC" (Critères Qualité Certifiés) : elle conforte sur le respect
des règles de production
- AB (Agriculture Biologique) : elle souligne l'absence de produits
chimiques lors de la production.
En ce qui concerne la qualité même de la viande, elle s'échelonne
en quatre catégories, de la qualité extra à la troisième qualité, selon
des critères de couleur (de rouge vif à noir) et de grain (fin à grossier).
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