L'encyclopédie de la Cuisine
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Tout sur... le melon
Saisons, Histoire, composition, bienfaits, recettes... Les conseils pour le choisir, le cuisiner et le conserver
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Protégé par son écorce épaisse, le melon a l'avantage de se gorger d'eau
(88 %), ce qui le rend très rafraîchissant. Cette richesse en eau,
associée à une remarquable richesse en potassium (300 mg/100 g)
font de lui un fruit particulièrement diurétique.
Il est aussi très bien pourvu en fibres (1 g/100 g) qui lui confèrent
un pouvoir laxatif. Tout ceci avec un apport en sucre plus que raisonnable
et un apport calorique modéré : 48 kcal/100 g. Aucune raison donc
de se priver de ce champion de l'élimination.
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Valeurs
nutritionnelles
pour 100 g
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| Protides |
0,9 g |
| Glucides |
11 g |
| Lipides |
0 g |
| Calories |
48 kcal |
Le melon
affiche une teneur en carotène (provitamine A) très significative
: 100 g de melon en apporte 2 mg, soit la moitié des besoins quotidiens
conseillés. Le carotène se transforme dans l'organisme en vitamine A,
vitamine qui joue un rôle important dans la vision, le bon
état de la peau et des muqueuses. Et surtout, le carotène possède d'intéressantes
propriétés antioxydantes. A noter que le melon à la chair orangée contient
plus de carotène que le melon à chair jaune ou verte.
En revanche, quelque soit sa couleur, le melon est une source importante
de vitamine C : 100 g de melon en apporte 25 mg, soit le tiers
des besoins quotidien conseillé.
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Choisissez-le lourd, c'est le signe qu'il est gorgé de sucre. Regardez
son pédoncule : s'il n'est plus là ou bien s'il est craquelé, le melon
a de fortes chances d'être mûr à point. Fiez-vous aussi à son agréable
odeur : il doit être bien parfumée, mais pas trop sinon il est trop mûr…
N'oubliez pas que le fruit va continuer à mûrir chez vous, donc choisissez-le
en fonction du jour de dégustation.
Et halte aux idées reçues ! Les melons n'ont pas de sexe, donc la taille
du pédoncule n'influe en rien sur la qualité du fruit, au même titre que
sa couleur d'ailleurs. Elles dépendent simplement de la variété.
Conservez-le quelques jours dans un endroit frais, en évitant le
réfrigérateur où il risque de parfumer de son odeur prononcée le reste
des aliments.
Mais s'il est déjà très mûr, emballez-le dans un film plastique et enfermez-le
dans le bac à légumes du réfrigérateur.
Consommez-le frais, mais surtout pas glacé. La plus simple des
préparations lui convient tout à fait : coupé en deux et débarrassé de
ses graines, en entrée comme en dessert. Nature ou arrosé de Porto, il
ne demande souvent rien de plus.
Coupé en cubes ou en billes, vous pouvez l'utiliser en salade et en brochette,
salées ou sucrées.
Ses meilleures alliances salées sont le jambon de Parme, le crabe,
le saumon, le haddock, les fruits de mer. Pour sucré, il aime avant
tout les agrumes et les fruits rouges, bien qu'il aille avec tous les
fruits. Le melon est aussi délicieux en confiture, rehaussé de jus et
de zeste de citron.
Préparez-le en soupe rafraîchissante en mixant simplement sa chair
ou en laissant macérer ses billes dans du vin doux. Là, les épices sont
les bienvenues : priorité à l'anis et à la vanille, mais le gingembre
et le poivre se révèlent très adaptés aussi. Le melon apprécie également
les herbes comme la menthe et le basilic, mais pourquoi pas l'estragon
et la ciboulette.
Son utilisation cuite, pourtant délicieuse, reste trop souvent
ignorée. Poêlé deux à trois minutes ou en papillote au four, il accompagne
volontiers le poisson et la volaille. Les tranches de melon peuvent, pour
changer, être trempées dans une pâte à beignets puis frites.
Enfin, sachez que l'huile extraite de ses graines est comestibles
(elle aurait même des vertus calmantes) ; quelques graines écrasées et
glissées dans le chaudron de confiture lui donneront un agréable goût
amer.
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Certainement né en Inde ou dans les déserts de l'Afrique, le melon
garde de ses origines son épaisse écorce protectrice. Dès 500 ans
avant notre ère, le melon, petit et peu sucré, est cultivé en Égypte.
Plus tard, les Grecs et les Romains en raffolent, dégusté salé et poivré.
Il ne cesse d'évoluer jusqu'au 15ème siècle, devenant le gros fruit
sucré que nous connaissons. Ramené d'Arménie par des moines italiens qui
en font culture dans leur domaine Cantaluppo (d'où le nom de la variété
Cantaloup), il gagne enfin peu après le Sud-est de la France.
Il se rapproche de la capitale en s'installant en Anjou et en Touraine
et achève sa remontée de l'hexagone en Charente (le fameux Charentais).
On trouve plusieurs variétés de ce fruit polymorphe :
- Le Charentais (et charentais brodé, dont l'écorce est recouverte
d'une résille), renferme dans une écorce verte pâle, une chair orangée
et très sucrée. Turquin, morin, barbarin, sucrin, citrolin, muscadin...
sont autant d'espèces de cette variété.
- Le Galia, dont la chair est verte, mais tout de même sucrée,sous
son écorce brodée.
- Les melons jaunes et verts, qui ont une chair blanche et une
forme oblongue. On le produit partout dans le monde.
En France, il est cueilli de juin à septembre, en Languedoc-Roussillon,
en Poitou-Charentes, en Aquitaine, en Midi-Pyrénées et en Provence-Alpes-Côte
d'Azur (le melon de Cavaillon).
Les récoltes se succèdent, le Charentais et le Galia laissent la place
sur les étals aux melons jaunes et verts, qui y restent tout l'hiver.
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